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Le lapin peut-il manger de la courgette ?

Oui, sans danger

Oui. La courgette est l'un des légumes les mieux tolérés par le lapin : peu sucrée, peu fermentescible, bien acceptée. Elle fait partie des valeurs sûres que l'on peut proposer sans arrière-pensée, y compris à un lapin à l'estomac délicat, à condition de respecter le principe d'introduction progressive.

Dans la liste des légumes que l'on peut donner à un lapin, la courgette occupe une place discrète mais confortable : elle ne pose aucune des questions qui compliquent la carotte (trop sucrée), le chou (fermentescible) ou le concombre (trop aqueux). C'est le légume que l'on conseille en premier à quelqu'un qui débute.

Comment le donner, concrètement

Quelle quantitéUne à deux rondelles épaisses par kilo de poids et par jour.
Sous quelle formeCrue, lavée, avec la peau. Jamais cuite.
À quelle fréquenceQuotidienne possible, dans une verdure variée.

L'intérêt réel pour le lapin

Sa teneur en sucres est faible — environ 2 g pour 100 g, deux fois moins que la carotte — et sa structure fibreuse convient au fonctionnement cæcal. Elle apporte de l'eau sans l'excès du concombre, et ne contient aucun composé problématique pour l'espèce.

Les précautions qui comptent

Servez-la crue et sèche, en rondelles épaisses qui donnent du travail aux dents. Comme pour toute verdure, l'introduction se fait sur plusieurs jours. Écartez toute courgette amère : les cucurbitacines qui produisent cette amertume sont irritantes pour le tube digestif.

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Faut-il éplucher la courgette pour un lapin ?

Non, la peau est la partie la plus fibreuse et donc la plus intéressante. Lavez-la simplement bien, et préférez un légume issu de l'agriculture biologique si vous la donnez régulièrement.

Un lapin peut-il manger des fleurs de courgette ?

Oui, les fleurs fraîches et non traitées sont appréciées et sans danger, en petite quantité comme le reste de la verdure.

Ceci n'est pas une consultation. Nous décrivons des mécanismes et des ordres de grandeur issus de la littérature vétérinaire ; nous ne pouvons pas évaluer un animal que nous ne voyons pas. Face à une situation concrète, l'interlocuteur reste le vétérinaire ou le centre antipoison.

Vérifié le 9 août 2026. Les chiffres de cette fiche sont issus des manuels de toxicologie vétérinaire et systématiquement ramenés au poids. Ils balisent un risque ; ils ne remplacent pas l'appréciation d'un praticien qui, lui, voit l'animal. Références : Merck Veterinary Manual — Food Hazards (toxicologie vétérinaire) · Ordre national des vétérinaires — centres anti-poison.